Brèves

RSF et The Good Company font trembler les « prédateurs » de la liberté de la presse

Campagne / 3 novembre 2026

À l'occasion du dévoilement de la Galerie des prédateurs de la liberté de la presse ce 2 novembre — qui recense 32 dirigeants, partis et groupes s'en prenant aux médias —, Reporters sans frontières (RSF) et l'agence The Good Company ont lancé la campagne internationale « Baby Trump ». Alors que les États-Unis chutent à la 64ᵉ place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse, l'ONG cible l'entrée officielle de Donald Trump dans cette galerie. Le film plonge dans une chambre d'enfant des années 1950 où un père lit une histoire du soir à son fils. Premier décalage : le récit est une enquête journalistique réelle (New York Report) révélant une fraude électorale et la condamnation de tricheurs. Second décalage : l'enfant terrifié n'est autre que le jeune Donald Trump. « Ce film raconte, avec les codes de la fiction, une réalité bien documentée : les prédateurs de la liberté de la presse s’en prennent aux journalistes précisément parce que leur travail peut faire éclater la vérité, souligne déclare Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières. Avec cette campagne, The Good Company utilise la parodie autour de Donald Trump, nouvel entrant dans cette funeste galerie, pour rappeler que les prédateurs ont en commun une même phobie : les faits. Ces derniers sont précisément au centre de la méthode journalistique et leur présence dans le débat public garantit la démocratie. »